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Archives Mensuelles: septembre 2009

Un autre mariage. Celui-ci a eu lieu à l’Île d’Orléans.

Une nouvelle boîte de production cinématographique indépendante vient de voir le jour à Québec. Ils œuvrent tant dans la production artistique que dans le domaine corporatif, et se spécialisent dans la vidéo HD. Le logo a été créé à partir d’une photo prise lors d’un shooting avec Laurie-Ève Gagnon qui a gracieusement voulu prêter son visage à leur signature visuelle.

On joue présentement Mono lake au théâtre Périscope à Québec (du 15 septembre au 3 octobre). Voici quelques images des répétitions!

Portrait de la comédienne Caroline Tanguay.

Portrait d’une chanteuse classique de Québec. J’espérais retrouver une lumière naturelle semblable à celle de mon dernier appartement. Pour l’instant ce n’est pas trop mal! :)

Opera singer portrait. I was hoping to have great natural lighting in my new appartment. Not too shabby. :)

Enfin un peu de temps libre pour regarder les photos prises en voyage. Voici mes préférées. Si vous chercher un coin magnifique et tranquille, de grands espaces, l’océan, et des gens très gentil, allez dans les maritimes.

At last, some spare time to check out the pictures I shot during my trip this summer. Here are my favorites. If you are looking for a beautiful and quiet place, wide open spaces, the ocean and nice people, go in the eastern provinces.

Quelques images d’un récent mariage qui a eu lieu à l’Église Saint-Dominique sur la Grand-Allée. Une magnifique église, plutôt sombre, et de beaux mariés. :)

Some shots from a recent wedding in Quebec city. The ceremony was held in Saint-Dominique Church. A beautiful albeit quite dark place, of course :)

On l’appelle le bel âge. Je me demande franchement d’où vient cette expression. Évidemment c’est possible de bien vieillir, mais quand même, devenir vieux n’est sûrement pas une partie de plaisir. On fait graduellement le deuil de tout, qu’on le veuille ou non. Notre vigueur, notre santé, notre adresse, nos proches, notre indépendance, notre beauté, nos amours, jusqu’au coup de gong final, notre vie. Pourtant, je peux m’imaginer parfois ce que "bel âge" pourrait signifier.

L’homme sur la photo était à un mariage que j’ai photographié. C’était le grand-père du marié. Durant une bonne partie de la soirée, il était simplement installé sur un banc un peu à l’écart et observait la foule en silence. Sa mobilité réduite et son âge l’obligeaient manifestement à rester ainsi. De temps en temps, quelques personnes venaient lui faire la conversation. Il était en parfait contraste avec les autres invités autour de lui qui s’activaient tous à boire, à manger et à discuter, comme le veux bien sûr la nature de l’événement.

Il y a quelque chose de beau dans ces hommes et ces femmes qui flétrissent. Une sorte de beauté qui touche profondément, parce qu’elle est humaine. Elle traduit ce qu’on pourrait appeler une grande vérité dans cet univers, que rien n’est éternel, que toutes les choses naissent et meurent, et que c’est bien ainsi. C’est le genre de beauté qui ouvre le coeur et qui rend ce dernier infiniment tendre et vulnérable. Cette même beauté qu’on perçoit par exemple lorsqu’on regarde un nouveau-né, un animal blessé ou un infirme. Je ne crois pas que ce soit de la pitié.

L’autre jour, j’étais arrêté à un feu rouge, et un homme avec une marchette traversait la rue d’un pas saccadé et difforme. Je l’observais traverser la rue, chaque pas lui demandant un grand effort, tout à fait digne malgré son corps ingrat, vivant son quotidien comme n’importe qui, tout simplement parce qu’il n’a pas le choix. Je ressentais cette incroyable chance d’avoir un corps en santé, et surtout la malchance de cet homme, son courage, sa volonté de vivre malgré tout. Et puis j’ai senti quelque chose en moi fondre, s’attendrir, échapper tout à coup au manège des pensées qui m’isole et m’empêche de voir et d’entendre pour vrai. Je n’avais pas pitié de cet homme. Je le trouvais fort, beau, touchant. Ça n’a rien à voir avec qui il était, plutôt avec ce qu’il représentait. Simplement, un amour qui fait tomber toutes frontières entre soi et les autres, qui nous connecte, quoi.

Le bouddhisme tibétain appelle bodhichitta cette région en nous qui nous fait voir les choses telles qu’elles sont et qui nous permet de voir au-delà du voile de la séparation, de constater que toute chose n’est qu’une. Réaliser qu’il ne sert à rien de s’accrocher aux choses et de constamment chercher une terre ferme sous nos pied, car rien de tout cela n’est là pour durer, nous inclus.

Les vieux sont sans doute tous de grands professeurs.

Shooting photo avec le 40e lauréat du Festival international de la chanson de Granby.

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