
On m’a offert le mandat très intéressant de prendre en photo l’exposition Aqua au Centre des Sciences de Montréal. Le thème est bien sûr celui de l’eau, et il est exploité de très belle façon. Un beau défi, car la lumière y est rare et une bonne partie de l’exposition est en mouvement (projections, lumières, etc.). Les gens sont guidés au rythme d’une séquence réglée au quart de tour et qui dure environ une vingtaine de minutes. C’est une mise en scène où s’enchaînent plein de mouvements: un rideau d’eau qui tombe et qui s’écarte pour laisser passer les gens, une pompe qui s’anime et qui crache de l’eau et du sable, et bien sûr des superbes séquences animées sur un écran qui entoure littéralement le spectaceur en 360 degrés. Le tout évidemment accompagné d’une ambiance sonore remarquable. Il y a même quelques sections interactives lors des animations, où le spectateur peut faire bouger de l’eau virtuelle projetée sur les murs, par exemple. La plus grande difficulté provenait du fait que toute la séquence ne pouvait être arrêtée une fois qu’elle était démarrée. Donc, impossible d’immobiliser des moments pour faciliter la prise de vue, ce qui aurait été pratique dans une ambiance aussi sombre. Inutile de s’arrêter à ça. On se lance et puis on voit après, il n’y a rien comme essayer
.
J’espérais réussir à bien capturer en image ces magnifiques teintes de bleu, de vert et de rouge, la superbe scénographie et d’arriver à donner un bon aperçu de l’expérience, même si le tout se passe dans le mouvement alors que j’utilise un medium qui arrête le temps. Voici quelques images tirées de ce shooting.
Petite anecdote: après avoir photographié une séquence, nous avons décidé de la redémarrer une autre fois, pour se donner plus de chances d’avoir de bonnes images. Juste au moment où le rideau d’eau s’est mis à tomber, je suis passé en dessous et je me suis fait complètement tremper. En une seconde j’étais imbibé, quelle averse! De l’autre côté, j’ai réalisé que la caméra était complètement trempée. Je me suis aussitôt lancé sur un rideau (un rideau en tissu cette fois) pour l’essuyer par automatisme, tout en essayant de ne pas céder à la panique. Je m’attendais à ce que les deux autres derrière rigolent un bon coup, mais ils n’en firent rien (la gêne probablement, parce que moi j’aurais ris). Finalement, j’ai constaté à mes dépens que ce que Canon dit à propos d’une "imperméabilité améliorée" du 5DmkII et des lentilles L est vrai. L’appareil et la lentille sont intacts. Incroyable quand même. On comprends un peu plus pourquoi ces joujous nous coûtent aussi cher.

















