Skip navigation

Archives Mensuelles: juin 2009

«C’est  mieux de se conquérir soi-même que de gagner milles combats. Alors la victoire t’appartient. Personne ne peut te l’enlever, ni les anges ni les démons, le paradis ou l’enfer. [...] Ne crois en rien, n’importe l’endroit où tu l’as lu, celui qui te l’a dit, n’importe si je l’ai dit, à moins que ce soit en accord avec ta propre raison et ton propre bon sens.»

Bouddha

"It is better to conquer yourself than to win a thousand battles. Then the victory is yours. It cannot be taken from you, not by angels or by demons, heaven or hell. [...] Believe nothing, no matter where you read it, or who said it, no matter if I have said it, unless it agrees with your own reason and your own common sense."

Buddha.

Petit gig bien sympathique des Arpents Verts à l’Agité, un band de Québec qui prennent leur pied dans le bluegrass. Deux des membres du groupe sont aussi des enseignants en littérature au Cégep de Limoilou. Le chanteur a une voix qui ressemble beaucoup à celle de Hank Williams ou je dirais encore plus à celle d’Alec Ounsworth, le chanteur du band Clap your hands and say yeah. La lumière était des plus quelconques et sombre. 6400 ISO, merci beaucoup.

A very nice bluegrass gig featuring Les Arpents Verts in a small bar in Quebec city. Two members of the band are also litterature teachers at the Cegep de Limoilou. The lead singer’s voice sounds a lot like Hank Williams’ or maybe even more like the lead singer of Clap your hands and say yeah band, Alec Ounsworth. Very low light conditions, ISO 6400 thank you very much.

Décidément, la rue St-Joseph nous en fait voir de toutes les couleurs. Bien sûr, le Mail St-Roch, dans sa lumière grise-verte et ses odeurs de clopes et de béton mouillé, savait se défendre dans la catégorie des lieux étranges. Depuis la renaissance dite du Nouvo St-Roch, on pourrait croire que tout est revenu à la normale, et que le facelift de la rue St-Joseph l’a fait revenir au rang des "belles rues piétonnes" sans substances typiques de Québec, à la manière de toutes les pitounes refaites du monde entier qui finissent toutes par se ressembler (message). (C’est un peu vrai. En ce qui me concerne, la partie la plus intéressante de cette rue, et de la ville entière tant qu’on y est, reste bien celle entre la rue Caron et Dorchester. C’est là qu’on y vit, qu’on y voit et qu’on y entend le plus de choses.)

Pourtant, à chaque fois que je marche sous le nouvo ciel de l’ex-Mail, j’ai l’impression d’être encore plus déstabilisé qu’avant. On parle souvent du "fossé" qui sépare les riches des pauvres. Eh bien sur cette rue, ce fossé n’est plus seulement qu’une image mais quelque chose de très tangible et d’observable. Ce fossé, c’est la brique et l’asphalte qui séparent d’un côté des Christian Dior, Balthazar, Largo et compagnie et de l’autre, les… comment les appeler? Les bums de St-Roch, c’est-à-dire ceux qui n’ont rien d’autre à faire de leurs heures justement que de bummer sur la parvis de l’Église St-Roch, dans son sous-sol, ou ailleurs, faute d’argent, faute d’avoir anyway autre chose à faire de plus constructif ou juste parce que c’est ce qu’ils ont toujours fait. Ok, je sais que je ne suis pas le premier à en parler. Je pense que je suis le 23 435ième si j’ai bien vérifié sur Google.

La double-personnalité de la Rue St-Joseph m’a sauté au visage lorsque durant une promenade sans but, je suis tombé sur une voiture de 170 000$ stationnée en face des bums. (j’ai vérifié, une Audi RS6, et je sais de quoi je parle, les voitures me passionnent, eh oui je suis un être sensible et doux, j’aime me croire anti-conformiste et je constate l’échec du matériel, mais je trippe sur les chars, allez savoir). Quand même incroyable. Je n’arrive pas à concevoir comment un mec peut avoir assez d’argent pour en mettre autant sur un char. Le prix d’une maison. Ce gars-là a une vie déjà tellement loin de la mienne, imaginez à quel point elle est loin de celles des bums. Tous des humains, tous pareils tout nus, et pourtant, baignant dans des réalités aussi lointaines que, mettons, la Terre l’est de Mars (quand même, quelle belle illustration, 2 morceaux de robots pour moi). Sérieux, c’est une autre réalité. Comme celle des bums paumés/drogués/quêteux de l’autre côté de la rue d’ailleurs, leur réalité est tellement loin de la mienne aussi. Ayoye me dis-je, je suis vraiment dans la classe moyenne. Mais, me dis-je, si le fossé s’élargit de plus en plus entre les bums et les chauffeurs d’Audi, qu’est-ce qui se passe avec ceux au milieu? Ils marchent tout droit, mettent des oeillères, marchent pour la liberté d’expression, prennent soin de leur carré de gazon et écoutent Star Académie? Shit. Mais c’est pas moi non plus ça! Je suis où merde?

Est-ce un phénomène de transition? On dit que les pauvres sont de plus en plus repoussés vers St-Sauveur. Moi j’aimerais que ça demeure comme ça. La rue St-Joseph je veux dire. Elle reste malgré toute son étrangeté un véritable coeur palpitant dans la petite ville de Québec. À chaque fois que je sors de chez-moi en soif de nouvelles rencontres et de choses à voir, c’est là que je me dirige en premier. Et faisant partie de la classe moyenne, sans savoir où je vais, j’ai quand même la liberté de faire ce que je veux. Je peux aller bummer à la Bibliothèque Gabrielle-Roy et lire une couple de bédés si le coeur m’en dit, et le lendemain, bruncher au Clocher Penché et me la péter comme il faut. Je peux jouer au aki sur le parvis de l’Église St-Roch, et ensuite en revenant à la maison, faire mine d’essuyer une tache sur une Audi pour (me) faire croire que c’est mon char.

Y faut quand même qu’il y ait des avantages à pas pouvoir se brancher dans la vie.

On m’a demandé, pour la dernière soirée du Carrefour International de Théâtre, de préparer un diaporama du parcours qui serait projeté sur un des murs du Zinc. Le voilà donc en version réduite pour ceux qui l’aurait manqué, ou qui voudrait le voir en meilleur qualité (celui sur le mur laissait un peu à désirer). Bon visionnement. Ça donne aussi un bon aperçu de tout ce que j’ai pris.

Le Carrefour International de Théâtre est fini, laissant encore une fois derrière lui un souvenir marquant. C’est le genre d’évènement qui rend fier de faire partie d’une aussi belle communauté artistique et aussi, d’habiter cette belle ville de Québec. Mon coup de coeur, évidemment, le parcours Où vas-tu quand tu dors en marchant ?, jamais rien vu de tel, c’était absolument fabuleux, point. Sinon, Les Marchands, un spectacle qui dès les premières secondes m’a littéralement cloué sur mon siège, jamais rien vu de tel non plus. Un objet théâtral unique en son genre, avec sa propre texture, sa propre personnalité. L’attention aux détails était sans reproche, tant au niveau visuel que sonore, et bien sûr à celui de la mise en scène, de l’interprétation, tout quoi. Impeccable. Merci Marie d’avoir amené ça ici. Bravo à toute l’équipe! Vive le Carrefour International de Théâtre. À l’année prochaine! Voici un petit souvenir qui vous plaira peut-être, le mur du Zinc où certains d’entre vous y ont laissé leurs traces. Allez-y, explorez-le en détail!

Voici tous les liens pour consulter les photos du parcours, et si vous voulez en commander, c’est tout simple. Notez le numéro, le format, et envoyez-moi un mail.

Jardins Secrets

Apparitions

Dormance Mécanique

Avancez en arrière

Noctambleu

La Noce

Nouveau portrait, cette fois-ci avec Chantal Dupuis, jeune comédienne fraîchement sortie du Conservatoire (pour employer une expression des plus clichées). Encore une fois une belle séance de photo et évidemment, une belle rencontre (probablement le plus bel aspect de cette forme de photographie). :) On pourra voir Chantal cet été dans un théâtre d’été à Trois-Pistoles. Je sais ce n’est pas très détaillé, si vous voulez vraiment en savoir plus sonnez-moi j’irai chercher les infos. :)

On travaille en ce moment sur la prochaine mouture de Monolake, une création musique/théâtre chapeautée par Jean-François Lessard avec Philip Larouche, Todd Picard, Vincent Champoux, Maryse Lapierre et moi-même. Le spectacle sera présenté au Périscope du 15 septembre au 3 octobre. Une occasion rêvé pour moi de tâter les instruments de musique et d’avoir l’impression d’avoir un band (j’ai d’ailleurs reçu pour ma fête une magnifique guitare classique). Comédiens et musiciens se mêlent sur scène et échangent parfois leurs rôles. Phil et Todd n’ayant pas encore de photos pour mettre dans le programme, on s’est amusé à prendre quelques clichés aujourd’hui. En voici deux exemplaires que j’aime bien.

Phil in action

Cinquième station du parcours Où vas-tu quand tu dors en marchant?, intitulée «Noctambleu», réalisée par le talentueux Sébastien Dionne. C’est dans cette même station que j’ai exposé Bleu Secret, une série de huit photos conçue autour du thème du secret. La rue St-Joseph toutes habillée de bleu et infestée de superbes et insolites tableaux vivants, le tout autour du thème du tabou. Pour commander des photos, même stratagème: consultez la galerie en ligne et envoyez-moi votre commande par email. (5 x 7, 6$ et 8 x 12, 10$)

Enfin, un peu de temps "libre" pour sélectionner et mettre en ligne la suite du parcours Où vas-tu quand tu dors en marchant! Voici donc la station du trajet d’autobus appelée «Avancez en arrière» et mise en scène par Frédéric Dubois. Cliquez ici pour accéder à la galerie des photos (commandez vos photos par courriel en m’envoyant le numéro de la photo et son format, 6$ pour un 5 x 7 et 10$ pour un 8 x 12, ou tout autre format qui vous intéresse). Les deux autres stations s’en viennent, désolé pour le délai! Si vous n’avez pas vu cette station, il s’agissait d’un tour guidé en autobus de la RTC en basse-ville de Québec qui vous en faisait voir de toutes les couleurs. J’ai tenté de suivre le trajet à pied, afin de pouvoir prendre le temps de (presque) tout photographier. Probablement l’endroit où la lumière était la plus difficile, à certains endroits carrément absente. Bonne visite! (station 1, station 2, station 3)

Un de mes potes d’enfance à fait un show avec son band (Maggoty Brats), au Carré D’Youville dans le cadre d’un spectacle pour la maison Dauphine. Visitez leur Myspace, ça rock les tattoos. Moi et le gars à la contre-basse, on s’est déjà lancé des pommes par la tête. Faut le faire non? Masta Card Gol’.

A friend of mine was having a little gig with his band called Maggoty Brats. I went to check it out and took some pics.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.