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Archives Mensuelles: avril 2009

Quelques photos prises lors du dernier Cabaret Spontané au Babylone.

Some pictures shot during a local gig featuring drama, poetry and fuzzy theatre.

Dimanche dernier, on apportait à la Chapelle du MAF des objets en vue des les faire évaluer pour une éventuelle vente au MCQ. Toute une panoplie de gugusses tous plus étranges et anciens les uns que les autres. Je devais prendre en photo tout le processus. Je devais rester discret et ne pas trop m’approcher des gens et des objets. J’ai donc utilisé la 70-200mm grand ouvert (2.8), sans monopod, à 3200 ISO pour atteindre une vitesse suffisante pour utiliser la caméra à main levée (1/200, 1/250). J’ai l’impression que le 1D mark III performe aussi bien en ce qui concerne le bruit que le 5D mark II.

Last sunday, some people were bringing objects and artifacts at the MAF Chapel to sell them to the MCQ. All kinds of strange and old stuff. I had to shoot the whole process. Since I couldn’t get close to the subjects, I used a 70-200mm wide open (2.8), no monopod, at 3200 ISO to reach a handheld friendly speed of about 1/200, 1/250. I think that the 1D mark III works as well as the 5D mark II in the noise department.

Je viens de découvrir que je peux mettre des vidéos de vimeo.com sur le blog. J’en profite donc pour vous montrer deux petits films que j’ai tourné avec la 5D mark II et une lentille 70-200mm 2.8. Le résultat est étonnant. Surtout en haute définition. À visionner en plein écran.

I just realized that I can post videos from vimeo.com on this blog. Here is two short films I shot with the 5D mark II and a 70-200mm 2.8. The results are quite surprising, especially in HD. Check it out in full screen.

Je cherchais un moyen pas trop cher d’équipper mon flash d’un diffuseur pour les shooting "légers". Je suis finalement tombé sur le Lumiquest Softbox III (environ 60$). J’aurais vraiment pu me le bricoler moi-même pour le tier du prix. Enfin, au diable la dépense (un dicton populaire chez les photographes habitués de se ruiner pour leur art). :) L’effet est surprenant et plutôt satisfaisant. J’arrive à adoucir énormément la lumière du 580 EX II. J’imagine que je vais surtout m’en servir lors des mariages, pour la photo prise sur le vif avec flash, question d’adoucir un peu la lumière. Premier conseil si vous faites souvent l’utilisation du flash avec votre appareil: n’utilisez jamais celui qui est inclus dans votre caméra et qui sort à l’improviste. Utilisez-le seulement si vous en avez vraiment, VRAIMENT besoin et qu’il n’y a rien d’autre à portée de main, ou alors si vous êtes sur les lieux d’un crime et que vous devez prendre des photos de cadavres, ce genre de chose. Il aplati joyeusement tout et rend vos photos tout à fait quelconques. Achetez-vous un flash et éloignez-le de la lentille, donnez-lui de l’angle, ou alors orientez-le pour le faire rebondir sur une surface blanche comme un mur ou un plafond qui diffusera sa lumière et ne projettera pas des ombres titanesques derrière votre sujet.

I was looking for a cheap way to soften and spread the light coming out of my hotshoe flash. I stumbled on something called the Lumiquest Softbox III (around 60 bucks). Frankly, I could have made it myself (there are tons of web pages teaching you how to do it), but I thought, you know, what the heck. The results are pretty encouraging and satisfying. My 580 EX II becomes much softer. I guess it’s  going to be pretty useful in weddings for portraits and pictures on-the-go. Watch out though, it can get in the way of your flash exposure reader, so set it to manual. I already had the Stofen diffuser, white, gold and green, but the Lumiquest produce a light that is much softer. An advice for begginners using flash: for the love of all that matters to you, don’t use the popup flash included with your camera. It flattens everything in its path and will probably makes your pictures even worse. Use it if you really, REALLY need it or, say, if you on a crime scene and must take pictures of corpses, that sort of thing. Buy a hotshoe flash and get it away from your camera, give it some angle, or make its light bounce on something white such as a wall or a ceiling. The light will spread, give a much more natural look and remove all these dreadful shadows behind your subject.

Voici le genre de lumière que le Lumiquest Softbox II peut donner sur mon cobaye préféré.

Here is a picture that was shot using the Lumiquest Softbox III on my favorite model (and girlfriend).

Je me suis quand même bricolé quelque chose. Ça faisait des lustres que je n’avais rien bricolé et une fois la chose terminée je me suis rendu compte à quel point on se sent bien une fois qu’on a construit quelque chose de ses propres mains. C’est un flash annulaire (j’ai trouvé ça sur Strobist, merci Max), le plus souvent utilisé en macro, mais aussi très en vogue chez les photographes de mode. Il s’agit d’un flash qui encercle littéralement la lentille, une sorte de beigne lumineux qui donne une lumière frontale et un reflet très intéressant dans les yeux. Voici ma sublime création. Au lieu d’en payer un vrai au montant de 700$, j’ai déboursé quelques 30$.

Actually I did make a DIY flash. I can’t remember the last time I built something with my own hand. Once finished, I realized how good it feels to make something yourself. It’s a ring flash. I found an easy way to make one on Strobist (thanks Max). Usually, a ringflash is used for macro photography. But some fashion photographers like to use it too for a very special (a likable) effect. Here it is! Beautiful isn’t it? Instead of buying one for 700 bucks, I spent a mere 30$ at the local store.

Ce qui donne ce genre de portrait.

Here is a picture shot with my DIY ringflash.

C’est avec ce genre de prises que j’ai débuté dans la photographie. Il faut dire que j’ai fais des études en communication graphique dans les années 90, et cela transparaissait beaucoup dans le choix de mes sujets et la manière avec laquelle je composais mes images. Le plus souvent des sujets à plat, comme des murs, des fenêtres et des portes. Ou alors j’allais chercher un détail qui une fois isolé n’avait presque plus rien à voir avec son origine. Quelque chose de très graphique et de minimaliste, si bien qu’on ne finissait souvent par ne plus voir que des lignes, des points et des formes abstraites. Certains appellent ça du minimalisme. Esthétiquement beau, mais plutôt froid, un trip esthétique. Ça m’a intéressé pendant quelques temps, c’était un bon endroit pour débuter, puis je me suis graduellement tourné vers quelque chose qui s’éloignait davantage de la pure recherche graphique et qui m’apportait beaucoup plus de plaisir et de défi, i.e. des sujets avec plus de dimensions, des sujets vivants ou à tout le moins en mouvement. J’ai compris à quel point la photographie pouvait être un outil d’expression humaine aux possibilités infinies, multi-dimensionelles pour ainsi dire. C’est alors aussi que j’ai réalisé à quel point la photo me passionnait et que je voulais en faire mon métier. Tout à coup je n’étais pas tout seul avec mon appareil photo et un mur; je rencontrais des gens, et j’avais constamment à relever les défis de l’imprévu que pose la vie en mouvement. Comprendre la lumière et la maîtriser, approcher les gens et faire ressortir leurs particularités, attraper un moment au vol. La photo devenait pour moi quelque chose qui peut raconter une histoire, relever la beauté cachée d’une chose ou d’une personne, transformer un instant et un espace anodins en quelque chose de poétique.

This is the kind of pictures I used to take when I began in photography. It’s obvious that I was at first quite influenced by my studies in commercial design in the 90s. I always chose very flat, two dimensional subjects, such as walls, doors, windows, and I composed my images in a very minimalistic way, so that sometimes there were just abstract lines and dots and shapes. At first I had a blast doing it. It seemed there was no end to all the subjects I could find in every corner of the city. But after a while I got bored with it. It’s like it was not really a challenge anymore, that I had reach a point where I could not really go further. I had realized too that minimalism had turned out to be quite a trend on photo communities such as Flickr. That’s when I decided to work on a more challenging and interesting kind of photography, with more complex, multi-dimensional subjects. That’s when I realized the true potential of this beautiful art and how powerful it turns out to be as a tool of human expression. That’s when I realized how much I was loving it and that I wanted to do this as a living. All of a sudden, it was no longer just me and my camera and a wall, it was me, meeting new people and getting to know them, it was me, challenged by the unexpected, because that’s how life works. All of a sudden it was me, in the present, in the now. Understanding light and use it at your advantage, making contact with the people that you work with, catch this very special moment as it fly by. Photography had turned into something that could tell a story, reveal the true beauty of something or someone, turn an instant or a place into poetry.

Je n’utilise pas souvent mon plus gros télé-objectif, une 120-400mm de Sigma (la seule lentille non-Canon que j’ai osé acheté). Aujourd’hui je me suis amusé à voler quelques images sans être vu, confortablement installé sur la petite terrasse de la Brûlerie Saint-Roch. En voici quelques exemples. le traitement Noir et Blanc a été fait dans Lightroom, et j’ai ajouté du grain dans photoshop. Un ami m’a montré une technique facile pour ajouter du grain. Tu ouvre ton image dans photoshop. Tu créé un nouveau layer ou "calque" (je trouve ça laid calque, je sais pas pourquoi, je suis habitué depuis le Cégep de dire layer) et tu le remplis  de noir 50% (gris). Tu ajoute ensuite du bruit (gaussien, monochromatique), la quantité selon ce que tu veux. Finalement tu sélectionne Soft Light (Lumière Tamisée) dans le mode de transparence du layer. Ainsi le noise n’agit que dans les zones sombres, comme du vrai bruit. Noice.

I’m not using my biggest zoom lens very often. It’s a Sigma 120-400mm, the only non-Canon glass I dared to buy. Today I had some fun snatching some pictures from far away without being seen, across the street on a Cafe Terrace. Here are some examples. The images were converted to Black and White using Lightroom and some noise was added with photoshop. It’s an easy trick one of my friend thaught me. You add one layer and fill it in 50% gray. You then add noise (gaussian, monochromatic). Finally you select Soft Light in the layer transparency mode. This way noise is only visible in the dark areas, like real noise. Noice.

J’ai un mandat très intéressant que je dois faire cette semaine au MCQ. Des enfants du pré-scolaire participent régulièrement à des vistes animées au Musée. Avant que l’année scolaire se termine, celui-ci veut avoir quelques photos de ces visites. Prendre de jeunes enfants en photo est toujours pour moi une tâche merveilleuse. Jusqu’à un certain âge, les enfants sont très peu conscient de la caméra tant ils sont absorbés par ce qu’ils font. Si jamais ils voient la caméra, la plupart d’entre eux restent très à l’aise et font une grand sourire ou bien une pose de leur propre cru. Aujourd’hui, les enfants visitaient l’exposition «Terriroires». Un contexte très intéressant pour faire de la photo; l’endroit est coloré et offre une architecture qui sort de l’ordinaire. La lumière y est très basse par contre et parfois difficile à gérer. On passe parfois d’une ambiance tungsten à une lumière de néon qui projette des ombres très marquées sous les yeux. Les enfants sont sages, mais à cet âge, ils bougent beaucoup. La 85mm F/1.2 m’a très bien sorti d’affaire. J’ai aussi utilisé la grand angle (16-35mm F/2.8) et la 24-70mm F/2.8 pour des plans d’ensemble. J’ai pris la plupart des photos de 1600 à 3200 ISO, en passant parfois par le 800 ISO quand la lumière le permettait. J’expérimente aussi de plus en plus avec les basses vitesses pour créer du mouvement, comme sur la photo de l’escalier ci-dessous.

Un contrat au restaurant le Toast pour une sympathique fête des 40 ans d’un surnommé "Médame". Je n’ai pas encore eu le temps de regarder toutes les photos, mais j’aimais bien celle-ci.

Mes parents m’ont demandé de faire leur portrait. J’ai découvert que même si on est parents, l’appareil photo installe vraiment une autre dynamique entre le photographe et le sujet. On dirait qu’inévitablement, l’appareil photo impose une certaine gêne, probablement parce qu’il nous rend tout à coup très conscient de nous même et de l’image que l’on projette. J’en sais quelque chose: j’ai horreur d’être photographié. Quand on fait des grimaces ça va, c’est un peu comme un masque. Mais d’être naturel? Pas évident. Marc et Marie s’en sont très bien sortis. Marie était moins à l’aise mais Marc l’a coaché comme un pro. Il faut avoir un regard "Achète mon livre", un regard qui va dans la lentille, mais qui regarde quelqu’un derrière. Encore la 85mm pour ce shoot. J’ai ouvert à F/2.0, cette fois-ci le focus est tombé pile la plupart du temps (À une si grande ouverture, on a très peu de jeu pour le focus, c’est facile de tomber un peu en avant des yeux, sur le nez ou même les sourcils, ou un peu arrière, les oreilles, les joues). Il s’agit d’une lumière naturelle provenant d’une grande fenêtre derrière moi et une autre plus petite à l’arrière-gauche. j’ai fermé les stores dans le reste de la pièce. Une fine lumière entre, mais selon moi juste assez pour ne pas distraire de l’avant-plan.

Une comédienne et amie m’a demandé de faire son portrait. Elle désirait une photo de casting et des photos plus "modes". Le shooting a eu lieu dans la salle Jean-Jacqui Boutet au Théâtre de la Bordée. Cette salle est couverte de grands rideaux noirs et possède une grande fenêtre laissant entrer une belle lumière naturelle. Caroline préférait cette lumière à celle d’un studio. Le résultat fut très concluant. J’étais accompagné durant le shooting de Jean-François Lessard, un complice avec qui je partage ma passion de la photo. J’ai utilisé pour ce portrait ma lentille préférée pour les portrait, c’est-à-dire la 85mm F/1.2, qui fonctionne à merveille dans des contexte de basses lumières comme celui-ci.

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